Volonté générale/Propriétés selon Rousseau

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But de cette page[modifier]

Il s'agit :

  • de souligner les passages décrivant une propriété de la volonté générale ou de l'intérêt général dans les extraits du Contrat Social (utiliser pour cela la fonction spéciale en bas de la page à modifier)
  • d'extraire ces passages soulignés et de les introduire tels quels dans la page.

Chapitre 1.5[modifier]

Qu'il faut toujours remonter à une première convention

Du_Contrat_Social_-_Jean-Jacques_Rousseau_(1762)/Livre_1/Chapitre_5

  • Cet homme, eût-il asservi la moitié du monde, n'est toujours qu'un particulier ; son intérêt, séparé de celui des autres, n'est toujours qu'un intérêt privé.
Formalisation(s)
l'intérêt général est exprimé par la population, pas par ses maîtres

Chapitre 1.6[modifier]

Du pacte social

Du_Contrat_Social_-_Jean-Jacques_Rousseau_(1762)/Livre_1/Chapitre_6

  • l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté : car, premièrement, chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous ; et la condition étant égale pour tous, nul n'a intérêt de la rendre onéreuse aux autres.
Formalisation(s)
l'intérêt général oblige chacun et protège chacun
  • Le pacte social se réduit aux termes suivants «Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout».

Chapitre 1.7[modifier]

Du souverain

Du_Contrat_Social_-_Jean-Jacques_Rousseau_(1762)/Livre_1/Chapitre_7

  • Ainsi le devoir et l'intérêt obligent également les deux parties contractantes à s'entraider mutuellement ; et les mêmes hommes doivent chercher à réunir, sous ce double rapport, tous les avantages qui en dépendent.
Formalisation(s)
l'intérêt général est l'objet de la volonté générale
  • Or, le souverain, n'étant formé que des particuliers qui le composent, n'a ni ne peut avoir d'intérêt contraire au leur ; par conséquent, la puissance souveraine n'a nul besoin de garant envers les sujets, parce qu'il est impossible que le corps veuille nuire à tous ses membres ; et nous verrons ci-après qu'il ne peut nuire à aucun en particulier
Formalisation(s)
l'intérêt général ne nuit à personne
  • Mais il n'en est pas ainsi des sujets envers le souverain, auquel, malgré l'intérêt commun, rien ne répondrait de leurs engagements, s'il ne trouvait des moyens de s'assurer de leur fidélité
Formalisation(s)
l'intérêt général prime sur tout intérêt particulier
  • son intérêt particulier peut lui parler tout autrement que l'intérêt commun
Formalisation(s)
l'intérêt général prime sur tout intérêt particulier
  • En effet, chaque individu peut, comme homme, avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu’il a comme citoyen ; son intérêt particulier peut lui parler tout autrement que l’intérêt commun.
  • afin que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement [...] que quiconque refusera d’obéir à la volonté générale, y sera contraint par tout le corps.

Chapitre 1.8[modifier]

  • il faut bien distinguer la liberté naturelle, qui n'a pour bornes que les forces de l'individu, de la liberté civile, qui est limitée par la volonté générale
Justification(s)
Pour ne pas se tromper dans ces compensations

Chapitre 2.1[modifier]

  • ... la volonté générale peut seule diriger les forces de l'État selon la fin de son institution, qui est le bien commun.
Justification(s)
...car, si l'opposition des intérêts particuliers a rendu nécessaire l'établissement des sociétés, c'est l'accord de ces mêmes intérêts qui l'a rendu possible.

  • c'est ce qu'il y a de commun dans ces différents intérêts qui forme le lien social.
  • ... s'il n'y avait pas quelque point dans lequel tous les intérêts s'accordent, nulle société ne saurait exister
Justification(s)
[sans cela] nulle société ne saurait exister.
  • ... la souveraineté n'étant que l'exercice de la volonté générale
Conséquence(s)
[elle] ne peut jamais s'aliéner
le souverain, qui n'est qu'un être collectif, ne peut être représenté que par lui-même
c'est ce que Nuit Debout a oublié.
  • ... le pouvoir peut bien se transmettre, mais non pas la volonté.
  • la volonté générale tend, par sa nature à l'égalité.
  • Ce n'est point à dire que les ordres des chefs ne puissent passer pour des volontés générales, tant que le souverain, libre de s'y opposer, ne le fait pas. En pareil cas, du silence universel on doit présumer le consentement du peuple. Ceci s'expliquera plus au long

Chapitre 2.3[modifier]

  • la volonté générale est toujours droite
Commentaire(s)
  • la volonté générale tend toujours à l'utilité publique
  • la volonté de tous regarde à l'intérêt privé et n'est qu'une somme de volontés particulières
Conséquence(s)
le site de Civic Tech STIG n'exprime pas la volonté générale.
  • la volonté générale ne regarde qu'à l'intérêt commun
  • ôtez de ces mêmes volontés les plus et les moins qui s'entre-détruisent (a), reste pour somme des différences la volonté générale.
  • Si, quand le peuple suffisamment informé délibère, les citoyens n'avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites différences résulterait toujours la volonté générale, et la délibération serait toujours bonne.
Conséquence(s)
seul Internet permet cela.
  • Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dépens de la grande, la volonté de chacune de ces associations devient générale par rapport à ses membres, et particulière par rapport à l'État.
Conséquence(s)
les partis et les syndicats sont contraires à l'intérêt général.
  • il importe donc, pour avoir bien l'énoncé de la volonté générale, qu'il n'y ait pas de société partielle dans l'État, et que chaque citoyen n'opine que d'après lui.
Commentaire(s)
il ne s'agit pas d'opiner mais d'argumenter.

Chapitre 2.4[modifier]

  • l’État n'est qu'une personne morale dont la vie consiste dans l'union de ses membres
  • le plus important de ses soins est celui de sa propre conservation
  • il lui faut une force universelle et compulsive pour mouvoir et disposer chaque partie de la manière la plus convenable au tout.
  • le pacte social donne au corps politique un pouvoir absolu sur tous les siens; et c'est ce même pouvoir qui, dirigé par la volonté générale, porte le nom de souveraineté.
  • Les engagements qui nous lient au corps social ne sont obligatoires que parce qu'ils sont mutuels
  • et leur nature est telle qu'en les remplissant on ne peut travailler pour autrui sans travailler aussi pour soi
  • Pourquoi la volonté générale est-elle toujours droite, et

pourquoi tous veulent-ils constamment le bonheur de chacun d'eux, si ce n'est parce qu'il n'y a personne qui ne s'approprie ce mot, chacun, et qui ne songe à lui-même en votant pour tous?

  • Ce qui prouve que l'égalité de droit et la notion de justice qu'elle produit

dérivent de la préférence que chacun se donne, et par conséquent de la nature de l'homme;

  • la volonté générale, pour être vraiment telle, doit l'être dans son objet ainsi que dans son essence; elle doit partir de tous pour s'appliquer à tous
  • elle perd sa rectitude naturelle lorsqu'elle tend à quelque objet individuel et déterminé,
Justification(s)
parce qu'alors, jugeant de ce qui nous est étranger, nous n'avons aucun vrai principe d'équité qui nous guide.
  • si la volonté générale a un objet particulier elle change de nature, et ne peut, comme générale, se prononcer ni sur un homme ni sur un fait
  • Quand le peuple d'Athènes, par exemple, nommait ou cassait ses chefs, décernait des honneurs à l'un, imposait des peines à l'autre, et, par des multitudes de décrets particuliers, exerçait indistinctement tous les actes du gouvernement, le peuple alors n'avait plus de volonté générale proprement dite; il n'agissait plus comme souverain, mais comme magistrat
  • ce qui généralise la volonté n'est pas le nombre des voix mais l'intérêt commun qui les unit.
Justification(s)
car, dans cette institution, chacun se soumet nécessairement aux conditions qu'il impose aux autres; accord admirable de l'intérêt et de la justice, qui donne aux délibérations communes un caractère d'équité qu'on voit s'évanouir dans la discussion de toute affaire particulière, faute d'un intérêt commun qui unisse et identifie la règle du juge avec celle de la partie

Conséquence(s)
  • tout acte de souveraineté, c'est-à-dire tout acte authentique de la volonté générale, oblige ou favorise également tous les citoyens

Chapitre 2.7[modifier]

  • seule la volonté générale ... oblige les particuliers,
Justification(s)
selon le pacte fondamental
Conséquence(s)
aucune volonté particulière ne peut obliger un particulier
  • seul le peuple a le droit de légiférer (déplacer à souveraineté)
  • on ne peut s'assurer qu'une volonté particulière est conforme à la volonté générale qu'après l'avoir soumise aux suffrages libres du peuple.
Archaïsme(s)
les suffrages libres sont à re-interpréter par des preuves

Chapitre 3.1[modifier]

  • Il faut ... à la force publique un agent propre qui la réunisse et la mette en oeuvre selon les directions de la volonté générale.
Justification(s)
la puissance exécutive ne peut appartenir à la généralité comme législatrice ou souveraine, parce que cette puissance ne consiste qu'en des actes particuliers qui ne sont point du ressort de la loi, ni par conséquent de celui du souverain

Conséquence(s)
le gouvernement ne peut légiférer
  • la volonté dominante du prince n'est ou ne doit être que la volonté générale ou la loi.

Chapitre 3.2[modifier]

  • Dans une législation parfaite, la volonté particulière ou individuelle doit être nulle; la volonté de corps propre au gouvernement très subordonnée; et par conséquent la volonté générale ou souveraine toujours dominante et la règle unique de toutes les autres.
Justification(s)

  • Selon l'ordre naturel, au contraire, ces différentes volontés deviennent plus actives à mesure qu'elles se concentrent. Ainsi la volonté générale est toujours la plus faible, la volonté de corps a le second rang, et la volonté particulière le premier de tous
Conséquence(s)
la conception libérale de la société est anti-démocratique
de sorte que, dans le gouvernement, chaque membre est premièrement soi-même, et puis magistrat, et puis citoyen; gradation directement opposée à celle qu'exige l'ordre social.

  • faisons le prince du souverain, et de tous les citoyens autant de magistrats: alors la volonté de corps, confondue avec la volonté générale, n'aura pas plus d'activité qu'elle, et laissera la volonté particulière dans toute sa force.
Question :est-ce l'anarchie ?

Chapitre 3.10[modifier]

  • La volonté particulière agit sans cesse contre la volonté générale
Conséquence(s)
le gouvernement fait un effort continuel contre la souveraineté

Chapitre 3.12[modifier]

Des députés ou représentants

  • Le souverain, n'ayant d'autre force que la puissance législative, n'agit que par des lois; et les lois n'étant que des actes authentiques de la volonté générale, le souverain ne saurait agir que quand le peuple est assemblé.
Commentaire(s)
grâce à Internet le peuple est assemblé en permanence, par contre pendant Nuit Debout le peuple n'a jamais été assemblé.

Chapitre 3.15[modifier]

  • Dans une cité bien conduite, chacun vole aux assemblées; sous un mauvais gouvernement, nul n'aime à faire un pas pour s'y rendre, parce que nul ne prend intérêt à ce qui s'y fait, qu'on prévoit que la volonté générale n'y dominera pas, et qu'enfin les soins domestiques absorbent tout


  • La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle peut être aliénée; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se

représente point: elle est la même, ou elle est autre; il n'y a point de milieu.

  • Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle; ce n'est point une loi.
Conséquence(s)
Le peuple Anglais pense être libre, il se trompe fort; il ne l'est que durant l'élection des membres du parlement: sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde.
le système parlementaire crée des esclaves

Chapitre 3.17[modifier]

De l'institution du gouvernement

  • Tel est l'avantage propre au gouvernement démocratique, de pouvoir être établi dans le fait par un simple acte de la volonté générale.

Chapitre 4.1[modifier]

Que la volonté générale est indestructible

  • Tant que plusieurs hommes réunis se considèrent comme un seul corps, ils n’ont qu’une seule volonté qui se rapporte à la commune conservation et au bien-être général
Conséquence(s)
Alors tous les ressorts de l’État sont vigoureux et simples, ses maximes sont claires et lumineuses il n’a point d’intérêts embrouillés, contradictoires le bien commun se montre partout avec évidence, et ne demande que du bon sens pour être aperçu.
  • Un État ainsi gouverné a besoin de très peu de lois et, à mesure qu’il devient nécessaire d’en promulguer de nouvelles, cette nécessité se voit universellement.