RIC peine de mort : Différence entre versions

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L'intérêt général stipule axiomatiquement mon droit à une existence décente, la question devient alors : "mon existence est-elle mise en cause par le fait que la peine de mort ne soit pas appliquée aux meurtriers ?"
 
L'intérêt général stipule axiomatiquement mon droit à une existence décente, la question devient alors : "mon existence est-elle mise en cause par le fait que la peine de mort ne soit pas appliquée aux meurtriers ?"
  
Toute considération morale est évacuée et la question revient à prouver que la peine de mort est dissuasive ou bon, ce qui peut être fait à l'aide de statistiques.
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Toute considération morale est évacuée et la question revient à prouver que la peine de mort est dissuasive ou non, ce qui peut être fait à l'aide de statistiques.
  
 
Le débat est rationnel et transcende les opinions.
 
Le débat est rationnel et transcende les opinions.

Version actuelle en date du 16 janvier 2019 à 19:09

A propos du RIC et de la peine de mort

Le détracteurs du RIC affirment que si l'on propose un RIC avec la question suivante : "êtes-vous pour ou contre la peine de mort ?" il y ait des chances non négligeables pour que le OUI l'emporte.

Car il ne s'agit là que d'un sondage d'opinion.

Par contre si la question posée est "la peine de mort est-elle conforme ou non à l'intérêt général ?" il s'agit de faire une preuve, pas de donner son opinion.

En démocratie, une loi, une décision de l'exécutif à quelque niveau que ce soit doit être conforme à l'intérêt général par définition. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les lois et décisions actuelles dirigées selon les intérêt de l'oligarchie ne sont pas démocratiques.

Lors d'un RIC démocratique les débats seront donc entièrement consacrés à construire des preuves. Cela implique que l'intérêt général soit rédigé sous formes d'axiomes (ou d'assertions), sinon aucune preuve ne pourra être effectuée.

Nous sommes donc ramenés à construire l'intérêt général sous forme d'axiomes. Ce n'est pas une tâche si difficile. Il existe deux approches complémentaires.

  • définir a priori l'intérêt général en remarquant qu'œuvrer pour l'intérêt général revient en fait à œuvrer pour que chaque citoyen ait une existence décente. Cette volonté peut se mettre sous la forme axiomatique suivante :
chaque citoyen a une existence décente

Cet axiome sera lui-même décliné en autant de cas particuliers comme :

chaque citoyen a un logement décent
chaque citoyen a accès à une nourriture saine
chaque citoyen a accès à une éducation de qualité
etc...

Ces sous-axiomes pouvant se subdiviser.

  • partir des doléances qui sont des constats de cas concret où un citoyen n'a pas d'existence décente.

Par exemple :

depuis le 6 décembre 2018 il existe un SDF sous le Pont-neuf à Paris

Cette doléance va subir une série de transformation qui vont conserver son sens tout en l'écrivant sous forme d'assertion. On arrivera, par exemple, à la forme suivante :

il existe un citoyen qui n'a pas un logement décent assertion qui nie l'axiome chaque citoyen a un logement décent.

Si cet axiome n'avait pas déjà été énoncé comme article de la Constitution, il pourrait l'être en partant de la doléance.


Revenons à la peine de mort.

En posant la question sous la forme "êtes-vous pour ou contre la peine de mort ?" le débat peut se disperser dans des considérations morales arbitraires et irrationnelles divisant l'opinion.

Par contre si nous posons la question en référence à l'intérêt général il s'agira de prouver que la peine de mort lui est conforme on non, en utilisant la forme axiomatique de l'intérêt général.

L'intérêt général stipule axiomatiquement mon droit à une existence décente, la question devient alors : "mon existence est-elle mise en cause par le fait que la peine de mort ne soit pas appliquée aux meurtriers ?"

Toute considération morale est évacuée et la question revient à prouver que la peine de mort est dissuasive ou non, ce qui peut être fait à l'aide de statistiques.

Le débat est rationnel et transcende les opinions.