Le fonctionnement de la grande distribution

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But informel de ce texte[modifier]

Il s'agit d'expliquer le fonctionnement de la grande distribution 
  • quels sont les différents groupes ?
  • comment les prix sont-ils formés ?
  • quelles sont les marges sur les différents produits ?
  • quelles sont les conditions de travail ?
  • comment un supermarché est-il organisé ?
  • comment la qualité des produits est surveillée ?
  • quel est le chiffre d'affaire au m2
  • les différents groupes ont-ils des accords entre eux ?
  • quelles sont les relations entre les ces groupes et les élus locaux.

But formalisé de ce texte[modifier]

Sera rédigé par la suite à partir du but informel

Texte[modifier]

quels sont les différents groupes ?[modifier]

Les 7 groupes
Groupe Auchan 58 enseignes 44,2
Groupe Carrefour 30 enseignes 99,3
Groupe Louis Delhaize 7 enseignes 11
Groupe Casino 14 enseignes 29
Groupe Les Mousquetaires 7 enseignes 32,7
Coopérative de commerçants E.Leclerc 1 enseigne 30,3
Système U 5 enseignes 16,8

comment les prix sont-ils formés ?[modifier]

Le prix est la seule variable du marketing-mix qui n’engendre pas de coût et qui procure en fait des recettes. La décision de prix devra donc reposer sur le trinôme : coût/demande/concurrence et s’adapter à celui-ci tout au long de la vie du produit. La fixation du prix peut-être présentée par le schéma ci-après

La fixation des prix[modifier]

Le problème de la fixation des prix se pose dans les entreprises dans des circonstances multiples. On peut en dégager 7:

  1. Lancement d’un produit nouveau
  2. Lancement sur un nouveau canal de distribution
  3. Lancement sur un nouveau marché
  4. Quand le produit existant franchi une étape dans son cycle de vie
  5. Quand la concurrence modifie ses prix ou lorsqu’on veut attaquer la concurrence
  6. Quand les conditions économiques générales changent
  7. Quand les conditions de fixation du prix de revient du produit se modifient

Objectifs de la fixation des prix[modifier]

  1. Objectif de profit / rentabilité Rentabilité = (prix unitaire X produit vendu) – (coût unitaire X produit vendu) = (100 X 10.000) – (80 X 10.000) = 1.000.000 – 800.000 = 200.000 = chiffres d’affaires – prix coûtant total
  2. Objectif de volume de vente / de pénétration Cette méthode doit entraîner, grâce aux économies d’échelle, des réductions de coûts. Il s’agit donc d?un prix de pénétration. Le prix est plus bas que celui de la concurrence directe et doit être dissuasif face à cette concurrence. Il sera fonction de l’élasticité de la demande par rapport aux prix. On veut toucher une part importante du marché pour le conquérir rapidement.
  3. Objectif d’image
  4. Objectif d’écrémage Le prix est très élevé et la cible (segment limité à haut pouvoir d’achat) est prête à le payer (Mercedes). Le plafond sera représentatif à la fois de la qualité et de la notoriété. A long terme il sera important d’avoir un avantage concurrentiel perçu et décisif (innovations)
  5. Objectif de survie La concurrence est impitoyable, la baisse des prix est du à la guerre au sein du secteur, et elle devrait pouvoir permettre à l’entreprise de survivre.
  6. Objectif d’alignement sur la concurrence On fixe un prix proche de celui des concurrents pour éviter la guerre des prix ou entrer sur un marché concurrentiel (lessives).
  7. Objectif de part de marché Pour renforcer sa position concurrentielle 8. Objectif de gamme On pratique une politique de prix d’appel pour un article de la gamme. Il faut veiller à la cohérence des prix pour l’ensemble de la gamme et faire attention au cannibalisme des produits d’une même gamme.

Facteurs et contraintes lors d’une fixation de prix[modifier]

Les régimes de réglementation des prix

Différents régimes existent, comme:

  • Le blocage des prix pur et dur
  • Le régime de taxation des prix: l’objectif est de limiter l’augmentation des prix
  • Les régimes de liberté conventionnelle: les prix sont libres mais surveillés

Les mesures contre les pratiques anti-concurrentielles

  • La lutte contre les ententes et les abus de position dominante
  • La lutte contre les prix minima à des revendeurs
  • L’interdiction des pratiques discriminatoires de vente
  • L’interdiction de prix abusivement bas et de la vente à perte (sauf liquidation)

Autres Les groupes sociaux de pression : pression exercée par les unions de consommateurs reconnues comme groupes à part entier en Europe. Les prix pratiqués sur le marché : concurrence, produits de substitution Les contraintes de production (coût de revient) et de commercialisation, Le type de produit : nature, positionnement, cycle de vie Les prix selon les canaux de distribution Le consommateur : élasticité de la demande/prix, pouvoir d’achat,… La conjoncture économique

Les méthodes de détermination des prix[modifier]

  1. Les méthodes à partir des coûts Avant de définir le prix d’un produit il faut en connaître le coût. On déterminera ainsi un prix qui couvrira tous ces coûts et permettra de dégager un bénéfice. 1. Le prix de revient complet plus la marge ou taux de marque Prix de vente = coût de revient + marge Prix achat Prix vente Marge brute Marge brute /prix de vente Taux de marque 10 30 20 67% Prix achat X 3
  2. Le calcul du point mort (point d’équilibre) On cherche l’équilibre entre les recettes et les coûts. Il faut donc atteindre une certaine quantité de produits vendus. Ce volume nécessaire pour atteindre le point mort ira néanmoins en diminuant (courbe d’expérience). La théorie de la courbe d’expérience représente l’évolution des coûts unitaires par rapport à la production cumulée (l’expérience)
  3. La fixation par l’aval ou « coût cible » On fixe ici un prix acceptable pour le marché puis on détermine le coût de fabrication afin de ne pas dépasser le prix-cible majoré de la marge.
  4. Le prix de vente déterminé par rapport à l’offre L’entreprise prend en compte le prix pratiqué par la concurrence : c’est le prix du marché. La fixation du prix est fonction de : la structure du marché (monopolistique, concurrentielle,..), la place de l’entreprise sur son marché (leader, suiveur,…), la nature du marché (sensibilité plus ou moins forte au prix).
  5. La fixation des Prix par rapport à la demande Théoriquement, la demande augmente quand le prix baisse : c’est la théorie de l’élasticité de la demande par rapport aux prix. La demande peut être très élastique (e > 1) ou inélastique (e < 1) Il faut aussi tenir compte d’autres phénomènes comme le snobisme (effet VEBLEN), l’effet GIFFEN, ou le fait que la variation de la demande d’un produit A puisse dépendre de la variation de prix d’un produit B Cependant le client peut se méfier des produits trop bon marché et ne pas acheter s’il craint pour la qualité. Il est donc intéressant de savoir quel prix maximum et quel prix minimum le client est prêt à payer.
  • Le prix de soumission Dans le marketing industriels, surtout pour les biens d’équipements et les services, il peut il y avoir un appel d’offre pour des achats non répétitifs. 2. Le prix psychologique Le consommateur préférera acheter un produit à 1.999 Luf qu’à 2.000 Luf. Le produit ce situera, dans son esprit, dans la catégorie des 1.000 Luf et non des 2.000 Luf. Quid avec l’euro ? E – Les stratégies de prix (voir aussi les objectifs)
  • Stratégie et qualité PRIX Q U A L I T E Elevée Moyenne Basse Elevée
    • Stratégie du luxe
    • Stratégie du rapport qualité-prix supérieur
    • Stratégie du cadeau
    • Moyenne Stratégie de supprime
    • Stratégie du milieu de gamme
    • Stratégie du bon rapport qualité-prix
    • Basse Stratégie d’exploitation
    • Stratégie de la fausse économie
    • Stratégie d’économie
  • Stratégies lors du lancement du produit (voir objectifs)
    • Stratégie d’écrémage
    • Stratégie de pénétration
    • Stratégie d’alignement sur la concurrence
    1. Stratégies au cours de la vie d’un produit
      1. Hausse ou baisse de prix
      2. Raisons de l’utiliser
      3. Avantages recherchés
      4. Hausse de prix Hausse des coûts
      5. Augmentation de la demande
      6. Repositionnement du produit (vers le haut)
      7. Augmentation de la rentabilité
      8. Baisse de prix Baisse des coûts
      9. Baisse des prix d’un concurrent
      10. Avance d’un concurrent
      11. Élimination d’un concurrent
      12. Repositionnement du produit
      13. Augmenter la Pdm
      14. Augmenter le volume des ventes
    2. Prix différenciés / gamme
      1. L’entreprise offre des prix différents à ces cibles de clients pour :
        1. Accroître le CA et la rentabilité
        2. Toucher de nouvelles cibles
        3. Réguler la demande
        4. Maîtriser les coûts
        5. Lutter contre la concurrence
      2. Ces différents prix peuvent être établis en fonction:
        1. Du produit : offre de produits légèrement différents en options ou versions
        2. Du canal de distribution: distribution par des canaux différents.
        3. Les produits ou services devront porter des marques différentes (voir la politique de produit: la gamme) tel que pour l’Oréal présent en pharmacie et en grande surface
        4. De la nature de la clientèle: les tarifs varient selon des critères propres à des segments (carte vermeil)
        5. De la période d’achat : tarifs différents selon les saisons
        6. Du moment d’achat («yield management) :On fixe le prix du produit en fonction de la date d’achat et du remplissage prévu et effectif
    3. Les modulations du prix de base
      1. Nature de la modulation
      2. Raison de la modulation
      3. Réduction de prix Rabais quand le produit livré n’est pas conforme
      4. Rabais selon la saison (voir plus haut)
      5. Remises selon les quantités vendues
      6. Ristournes en fin d’année selon le CA réalisé durant l’année écoulée
      7. Escompte si on paye rapidement
      8. Autres réductions quand le client prend à sa charge certaines fonctions (transport :. SAV. Assurance….)
      9. Prix promotionnels
      10. Prix coûtant = prix d’appel Offre spéciale pour nouveaux produits
      11. Remboursement par courrier (coupons)
      12. Rabais saisonniers (voir plus haut)

quelles sont les marges sur les différents produits ?[modifier]

Exemples :

  • Abricots, origine France, gros calibres : achetés 3,39 €uros par la grande surface, avec un prix public conseillé de 5,49 €uros[remarque 1].
  • Le porc :
    • Éleveurs : prix final de 45% en 2000 à 36% en 2010
    • Grandes surfaces : la marge passe de 39% en 2000 à 55% en 2010.
  • Lait : la marge brute des enseignes a doublé, alors que celle des producteurs a diminué.
  • Cerises : sont vendues 5 fois plus cher au consommateur que ce que la grande surface l'a payé.
  • Pain : augmentation de 18,6% en 5 ans dans les grandes surfaces, et de 6,3% dans les boulangeries.
  • Viande bovine : augmentation du prix de 24% en dix ans.
    • Prix au kilo vendu par :
      1. L'Éleveur à l'abattoir : 2,70 €uros depuis une dizaine d'années
      2. L'abattoir à l'usine de conditionnement : 3,77 €uros
      3. L'usine à la grande surface : 10,97 €uros
      4. La grande surface au consommateur : 14,99 €uros

quelles sont les conditions de travail ?[modifier]

Le com­merce est un sec­teur économique connu pour ses entor­ses au droit du tra­vail, ses arran­ge­ments et l’impor­tance de la pré­ca­rité de l’emploi qui y règne. Dans tous ces domai­nes, la grande dis­tri­bu­tion se défend plutôt bien : une grande flexi­bi­lité des emplois, des salai­res bas et sta­gnants, des déro­ga­tions pré­fec­to­ra­les pour passer outre les conven­tions col­lec­ti­ves en vigueur (tra­vail le diman­che par exem­ple), etc. Elle offre tout un panel de peti­tes atta­ques contre le droit du tra­vail qui mises bout à bout com­men­cent à faire beau­coup. Il ne s’agit pas ici de les rele­ver toutes ou même par­tiel­le­ment, tout juste de dres­ser un bref tableau non-exhaus­tif de ce qu’est ou peut être le tra­vail en super­mar­ché.

L’uti­li­sa­tion immo­dé­rée du CDD et de contrats inté­ri­mai­res est lar­ge­ment répan­due. Les per­son­nes concer­nées par ce genre de contrats sont géné­ra­le­ment des étudiants et des jeunes de 25 ans et moins, en majo­rité aussi des femmes (que ce soit en caisse, aux postes de mise en rayon ou admi­nis­tra­tifs). Cette situa­tion a évidemment plu­sieurs objec­tifs et avan­ta­ges pour les patrons de gran­des sur­fa­ces. D’une part, limi­ter au maxi­mum l’ancien­neté des employés dans l’entre­prise pour ainsi réduire un cer­tain nombre de droits. Par ailleurs, la concur­rence cons­tante au niveau de la per­for­mance et de la ren­ta­bi­lité du sala­rié cou­plées avec des contrats tem­po­rai­res permet de vite et bien faire le tri.

La consé­quence directe c’est une grande rota­tion et un renou­vel­le­ment quasi cons­tant des employés, rien de tel aussi pour défa­vo­ri­ser une quel­conque soli­da­rité en ayant uni­que­ment des sala­riés jeta­bles et de pas­sa­ges. Le prin­ci­pal avan­tage tiré d’une telle rota­tion c’est l’adap­ta­tion au niveau de fré­quen­ta­tion : les mois d’été il y a besoin de moins de per­son­nel, vacan­ces obli­gent, donc l’emploi d’étudiants durant l’année sco­laire permet d’éviter le casse-tête de la répar­ti­tion des congés payés et au pire on uti­lise les heures sup­plé­men­tai­res.

Oh, il y a pire c’est évident comme emploi au niveau de la péni­bi­lité notam­ment, mais il n’en reste pas moins que voir passer 2 à 3 fois son salaire mensuel par jour entre ses mains fait réflé­chir. Et puis quand on passe son temps au milieu d’une pro­fu­sion de mar­chan­di­ses, la ten­ta­tion de la réap­pro­pria­tion directe des riches­ses est grande, et beau­coup se lais­sent tenter : c’est une chose connue et reconnue, les prin­ci­paux res­pon­sa­bles « des vols » sont les employés des super­mar­chés eux-même, mais rien de plus normal en somme quand on voit les condi­tions de tra­vail, les droits et les salai­res. « Rappelons d’ailleurs, concer­nant le vol, que la plu­part du prix des pro­duits intè­gre une marge com­pen­sant le vol poten­tiel de ladite mar­chan­dise, alors pour­quoi se priver ? »

Avant, quand il y avait les trente-neuf heures, les ouvriers étaient présents trente-neuf heures par semaine dans l'entreprise. Maintenant, avec les trente-cinq heures, le temps de pause n'est plus considéré comme du travail effectif. Les ouvriers ont le droit à trois minutes par heure de travail pour la pause casse-croûte. Une personne faisant sept heures par jour aura donc le droit à sept fois trois minutes (7x3) de temps pour manger, soit vingt et une minutes, qui seront ajoutées aux sept heures de travail effectif.
En résumé, une personne travaillant 35 heures par semaines est obligé d'être présent dans l'entreprise 35h + (5 jours x 21 minutes) soit 36h45.

comment un supermarché est-il organisé ?[modifier]

Les supermarchés sont organisés en réseaux régionaux. Pour chaque région, il y a une centrale d’achat qui achète tout ce qui sera ensuite en rayon. Dans de nombreux cas, les commandes sont gérées automatiquement par informatique :

  • Les chefs de rayon du supermarché renseignent la quantité minimale qu'il doit rester en stock avant la commande d'une quantité qu'il définit
  1. Quand la quantité du produit est égale à la valeur donnée par le chef de rayon, la quantité commandée est automatiquement traitée
  2. La commande arrive à la centrale d'achat, le produit est commandé, préparé et livré au supermarché
  3. La quantité en stock du magasin est automatiquement mise à jour
  4. Retour au point 1

Pour les fruits et légumes, les commandes sont passées par télévente. Pour les produits à dates de consommation courtes, comme les steacks hachés, les salades en sachets, le poisson, ..., les commandes sont passées informatiquement tous les matins à la centrale d'achat, qui les commande immédiatement auprès des fournisseurs, fournisseurs qui les livre la même journée, et les supermarchés reçoivent leurs produits au plus tard vingt quatre heures après la commande.

Le système de paiement[modifier]

La centrale achète à un peu tout le monde (producteur, coopérative, etc etc) pour faire jouer au maximum la concurrence. La petite astuce est que la centrale ne paye son client après avoir vendu les produits dans les supermarchés. En finance, ça s’appelle avoir un Besoin en Fond de Roulement négatif et c’est un peu le saint Graal de la comptabilité. Entre le moment où le consommateur a payé son produit au supermarché et le moment où le fournisseur est payé, l’argent est investi pour rapporter de l’argent.

Les prix[modifier]

Là où les producteurs ne sont pas contents, c’est quand ils comparent le prix auquel ils vendent leurs produits aux centrales, à celui affiché dans les rayons.

Une partie de cette différence s’explique d’une part par les couts d’exploitation de la marchandise. Les produits doivent être traités, transportés du producteur à la centrale puis au supermarché. Tout cela à un cout. Sans compter les produits invendables, soit parce qu’ils sont cassés, périmés soit parce que l’emballage est abimé. Les produits invendables, car abimés représente un peu moins de 1% des marchandises.

L’autre cout est la marge prise par le supermarché. En moyenne et en gros, la marge brute réalisée est de 23%, pour une marge nette de 2 à 3%.

L'organisation[modifier]

Dans un supermarché tout est calculé au millimètre. Dans un rayon, les produits les plus rentables sont positionnés en face des yeux du consommateur. Placement qui est pensé 2 mois avant la mise en rayon des produits…

La première allée en face de l’entrée principale s’appelle l’allée des promotions. C’est la première chose que voit le consommateur et souvent se sont les plus grosses réductions.

Pour accéder aux rayons les plus attrayants pour le consommateur, il faut passer devant les rayons les moins rentables pour le supermarché.

Des études sont réalisées en permanence pour optimiser le placement des rayons, c’est pour cela que normalement, vous devriez trouver sur le chemin des caisses depuis le rayon des couches, les packs de bières. Apparemment, l’étude montre que ce sont les hommes seuls qui vont acheter le paquet de couches lorsqu’il n’y en a plus à la maison, et au passage, il se prend bien volontiers un petit pack comme récompense de sa mission…

Les rayons sont souvent modifiés pour que les consommateurs tournent un peu et découvrent de nouveaux super produits. Par contre, l’organisation générale du magasin ne change pas. À gauche de l’entrée, il y a les jouets, les vêtements et tout l’alimentaire, à droite, tout le reste.

Les consommateurs[modifier]

Les consommateurs ont changé leur mode de consommation. Avant, chaque classe sociale achetait les produits dans la game correspondante. Les pauvres achetaient le bas de gamme, la classe moyenne, le moyen de gamme et le haut de gamme pour les riches.

Or aujourd’hui, tout le monde met de l’argent et donc achète du haut de gamme, dans les produits qui leur semblent importants. Et au contraire, pour les éléments peu importants, les consommateurs vont avoir tendance à acheter du bas de gamme. Peu importe leur classe sociale.

Les consommateurs établissent naturellement un classement des établissements en se basant sur le prix de produits de références. Les hommes par exemple se basent sur le prix de la bouteille de Chivas. C’est pourquoi il est fort probable de trouver du Chivas dans beaucoup de supermarchés…

Il y aussi les produits d’appel. Ce sont des produits que l’on ne trouve que dans un seul supermarché dans la même localité. Les consommateurs viendront donc faire les courses dans ce supermarché juste pour ce produit.

quel est le chiffre d'affaire au m2[modifier]

Le chiffre d'affaire moyen au mètre carré des hyper et supermarchés est d'environ 9 000 €uros, le premier groupe est Auchan avec 11 700€/m2.

les différents accords des grands groupes[modifier]

Un accord de collaboration entre la grande distribution et les PME[1][modifier]

La Fédération de la distribution et du Commerce (FCD), qui représente les principales enseignes de la distribution (hormis Leclerc et Intermarché) a signé aujourd’hui une convention de partenariat avec la FEEF (Fédération des entreprises et des entrepreneurs de France), qui rassemble environ 600 PME. Les enseignes de la distribution (Carrefour, Auchan, Système U, Cora, Casino) veulent renforcer la part qu’occupent les PME dans leur approvisionnement.

Six thèmes ont été mis en avant dans cette convention qui court sur deux ans : l’innovation, l’optimisation des coûts, la collaboration marketing, l’export, le développement durable et la visibilité de l’offre des PME en magasin. Sur ce dernier thème, la FEEF travaille à la création d’une « marque PME » qui permettrait au consommateur de repérer les produits en magasin. « C’est une démarche de qualité globale et totale, estime Gilles Charpentier, le Pdg de Meralliance (80 millions d’euros de chiffre d’affaires) et nouveau président de la FEEF. Nous devons définir des critères et mettre en place un système de certification par un organisme extérieur, puis entraîner les industriels dans cette démarche, qui pourrait aboutir d’ici une douzaine de mois ».

Selon le panel Nielsen, 93,4 % des fournisseurs de la grande distribution sont des PME (30 % d’entre elles sont étrangères). Avec leurs marques, les PME représentent 28 % des références en magasin et 22,8 % du chiffre d’affaires des enseignes. Le nombre de références proposées par les PME a progressé dans les rayons, passant de 23 % du nombre de références en 1999 à 28 % en 2008. Les PME sont également présentes sur les marques de distributeurs (MDD), qu’elles fabriquent à près de 65 %.

quelles sont les relations entre les ces groupes et les élus locaux.[modifier]

comment la qualité des produits est surveillée ?[modifier]

    1. Le système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point/système d'analyse des dangers - points critiques pour leur maîtrise) (Obligation législative européenne) qui repose sur les sept principes suivants :
      1. Principe 1 : procéder à une analyse des dangers.
      2. Principe 2 : déterminer les points critiques pour la maîtrise (CCP : Critical Control Point).
      3. Principe 3 : fixer le ou les seuil(s) critiques(s).
      4. Principe 4 : mettre en place un système de surveillance des limites critiques permettant de s'assurer que les CCPs maîtrisent effectivement les dangers.
      5. Principe 5 : déterminer les mesures correctives à prendre lorsque la surveillance révèle qu'un CCP donné n'est pas maîtrisé.
      6. Principe 6 : appliquer des procédures de vérification afin de confirmer que le système HACCP fonctionne efficacement.
      7. Principe 7 : constituer un dossier dans lequel figurent toutes les procédures et tous les relevés concernant ces principes et leur mise en application.
    2. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) (A fusionné en 2010 avec l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Ses quatre missions principales sont :
      1. Une mission d’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires dont le champ très large concerne toutes les catégories d’aliments destinés à l’homme ou à l’animal ; il intègre l’ensemble de la chaîne alimentaire et s’exerce sur chacune de ses étapes, de la production à la consommation  ;
      2. Une mission de recherche et d’appui scientifique notamment en matière de santé animale et de maladies d’origine animales ;
      3. Des responsabilités spécifique en matière de médicament vétérinaire – notamment le pouvoir de délivrer, de suspendre ou retirer les autorisations de mise sur le marché des médicaments vétérinaires ;
      4. L’évaluation des risques, des bénéfices, ainsi que la synthèse bénéfice/risque et les propositions sur les conditions d’emploi des produits phytopharmaceutiques (ou produits phytosanitaires ou encore pesticides).

La réalité est différente :

  • Beaucoup de magasins ne sont pas équipés de sas réfrigérés : la marchandise se retrouve à température ambiante pendant quelques minutes avant d'être entreposée dans un réfrigérateur.
  • Quand le livreur ouvre la porte de la semi remorque frigo, dans laquelle la température est comprise entre 0° et 4°, la chaleur extérieure y entre le temps du déchargement, et la température pendant l'été a vite fait de monter à +15°.
  • La soufflerie froid dans le fond de la semi-remorque peut faire geler de la marchandise s'y trouvant ; fruits, crèmerie, ...
  • Dans les abattoirs, la productivité étant de rigueur, un contrôleur vétérinaire ne dispose que d'environ une minute pour chaque carcasse. Le contrôle est donc exclusivement visuel, des bactéries ou virus peuvent donc se retrouver dans l'assiette du consommateur.
  • Dans les petites entreprises agro-alimentaires, exemple désossage/hachage/conditionnement de viande hachée, la viande tombant au sol est remise en circulation sur la chaîne de travail.


Les passages à souligner
Les remarques
  1. donnée fournie par un employé
Les passages à commenter
Les passages à questionner
Les passages à prouver
Les passages à réfuter
Les promesses à vérifier
Les passages à référencer
Les notes et références
  1. source:[1]


La bibliographie[modifier]


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